Découverte de la filière betteraves - épisode 2

Publié le 13 décembre 2018arrivée des betteraves1 2_1.jpg

Les BTS APV2 suivent le parcours des betteraves et visitent le Sucrerie de Cagny.

Les BTS APV2 du Lycée vont-ils repérer à la Sucrerie les betteraves récoltées la semaine passée ? Autant chercher une aiguille dans une botte de foin… Les betteraves viennent d’être enlevées chez le planteur qui a reçu le groupe la semaine dernière, mais les 1080-1100T (ramenées à 16% de sucre) récoltées sur la parcelle de 12ha sont noyées dans la masse du tas stocké qui alimente l’usine.

Les betteraves sont plus petites que l’an passé mais plus riches en sucres du fait des conditions asséchantes de l’été. Si les betteraves étaient bien marquées par la cercopsoriose sur la parcelle récoltée, les betteraves qui circulent sur le tapis convoyeur de la zone de lavage à la zone d’extraction du sucre, sont en bon état de conservation et peu touchées par les maladies de conservation.

parés pour la  visite 2.jpgLe groupe d’étudiants accompagnés des 2 enseignants d’agronomie et agroéquipement, a découvert le process de transformation : une fois la tenue réglementaire flambant neuve revêtue, le groupe a suivi le parcours des betteraves dans l’usine et en tant que futurs planteurs, les étudiants ont interrogé les inspecteurs de culture sur l’avenir de la betterave et les conditions de production.

Le contexte économique et environnemental est devenu compliqué pour les planteurs confrontés à des cours en baisse, tributaires du cours mondial du sucre, et de la concurrence des pays comme le Brésil qui inonde et déstabilise la marché en fonction du prix du pétrole. Que ce soit du côté des planteurs ou du côté de la sucrerie, la volonté est bien de maintenir un revenu décent et de diminuer les coûts de production face à la baisse des prix d’achat des betteraves, charge est aux producteurs de privilégier les parcelles à meilleurs potentiels et de diminuer leurs charges opérationnelles; certaines sont difficilement compressibles et montent facilement à 1000-1200€/ha du semis à la récolte. Les inspecteurs de cultures sont là pour conseiller et suivre les parcelles à la demande des planteurs. Ils organisent le planning d’enlèvement des betteraves; l’objectif est que l’outil industriel tourne 7j/7 en faisant face aux problèmes techniques éventuels.

La campagne sucrière s’est allongée avec l’augmentation des surfaces en betteraves assurant le volume de production; la sucrerie est partie pour tourner jusqu’au 10 février et fournir du sucre qui sera conditionné à l’usine de Nassandre dans l’Eure. Le va et vient des camions est donc loin d’être fini à l’usine de Cagny

Article et photos : N. MARQUET, Enseignante en Agronomie-phytotechnie