Les BTS GEMEAU2 du Robillard proposent des aménagements pour limiter les problèmes d’érosion sur le secteur de Rouvres.

Publié le 1er mars 2019Photo 1 1.jpg

Le Syndicat Mixte du Bassin versant de la Dives (SMBD) a engagé depuis 2 ans des travaux pour limiter le ruissellement et l’érosion sur les parcelles agricoles à risques autour du Laizon.

Guillaume Charpentier agriculteur à Rouvres, déjà sensibilisé aux risques d’érosion, a laissé libre champ au groupe d’étudiants de GEstion et Maîtrise de l’EAU pour mettre en œuvre le diagnostic d’érosion sur ses parcelles. Ce travail s’intègre dans le cadre d’un stage collectif mené tambour battant du 4 au 8 février et aboutit à des préconisations pratiques.

Le travail s’est déroulé en 2 temps.

1) Diagnostic à la parcelle.

Le travail collectif mené sur la semaine a permis d’arpenter pas moins de 250ha. Le risque d’érosion à la parcelle et le risque de transfert hydraulique vers le Laizon, ont été évalués selon une méthode développée par la Cellule d'Animation Technique pour l'Eau et les Rivières (CATER Normandie). L’ensemble des tableaux et observations a été reporté au retour en salle informatique en utilisant l’outil SIG pour cartographier les risques d’érosion à l’échelle de l’exploitation.Photo 2 2.jpg

Ces éléments aboutissent à une note de risque global de transport de sédiments vers le cours d’eau : « 1 » risque faible, « 2 » risque modéré et « 3 » risque fort.

Ce type de diagnostic demande du temps, de la qualité d’observations, le respect des protocoles pour aboutir à des résultats fiables.

 

2) Propositions d’aménagements .

Les étudiants se sont focalisés sur les parcelles à risques forts pour proposer des aménagements adaptés : haies à plats ou sur talus, bandes enherbées, talus ou fossés borgnes, bassin tampon. Certains aménagements peuvent bénéficier d’une subvention au travers du programme porté par Mélanie GALAUP, technicienne au SMBD.

L’ensemble du travail conséquent a abouti à une présentation devant G.CHARPENTIER, M.GALAUP, et H.LEROUX, vendredi 8 février.

Il s’en est suivi une large discussion sur la méthode en elle-même et sur les choix proposés par les étudiants au regard des observations de l’agriculteur sur ses parcelles.

Félicitations à eux pour leur engagement et la qualité du travail rendu aux professionnels.

Rendez-vous l’année prochaine pour la mise en œuvre de certains de ces aménagements.

Merci à Guillaume CHARPENTIER et Mélanie GALAUP pour l’accueil et leur regard professionnel.

 

Article et photos : S. PESTEUR, enseignant d‘Agronomie) et P. BEAUFILS,enseignant d’Hydraulique